Dans la Communauté Saint-Jean, les condamnations pour viols et agressions sexuelles se sont multipliées ces dernières années comme les petits pains...

 

En 1998, un premier frère du prieuré de Murat (Cantal) est condamné à 24 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur un jeune garçon de 15 ans. L'affaire est à l'époque totalement passée inaperçue des médias qui ne s'intéressaient pas encore à cette sulfureuse communauté religieuse.

Le 2 juillet 2010, un second frère de Saint-Jean du prieuré de Marchegg (Autriche), le père Denis B., est condamné par un tribunal de Vienne à six mois de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende après les plaintes de deux jeunes femmes de 23 et 30 ans. Le frère a été depuis renvoyé en France et il est toujours membre de la Communauté Saint-Jean.

En 2012, un troisième frère de Saint-Jean, Luigi Gonzaga, est condamné à deux reprises, d’abord le 14 février 2012 par le Tribunal correctionnel d’Angoulême à 18 mois de prison avec sursis pour plusieurs agressions sexuelles commises en mars et septembre 2009 sur un garçon de 12 ans, à Cognac et Richemont en Charente ; puis de nouveau condamné le 12 novembre 2012 par le Tribunal correctionnel de Mâcon à 25 mois de prison ferme pour l'agression sexuelle d'un lycéen de 17 ans, commise en mai 2011 à Cluny.

Un quatrième frère et diacre de Saint-Jean, Jean-Dominique Lefèvre, est condamné le 28 mai 2015 par la Cour d’assises de Chalon-sur-Saône à 8 ans de prison ferme, pour des faits d'agressions sexuelles et de viols sur cinq fillettes, commis entre 1991 et 2007 en France et en Roumanie. Ce même frère est une nouvelle fois condamné le 24 novembre 2015 par le Tribunal correctionnel du Puy-en-Velay à quatorze mois de prison ferme pour attouchements sexuels sur une fillette de 6 ans en 1991, à la Chaise-Dieu.

Un cinquième frère est condamné le 29 avril 2016 à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône. Questionné par le juge, l'accusé a reconnu les agressions sexuelles qu'il avait commises sur un adolescent en 2009 à Murat (Cantal) et sur un adulte en 2014 à Rimont (Saône-et-Loire), en l'occurrence un autre moine de Saint-Jean.

Et encore ne s'agit-il ici que des cas qui ont pu aboutir en justice. D'autres affaires tout aussi sordides sont à signaler :

En 2000 au prieuré d'Enschede (Pays-Bas), un frère de Saint-Jean, le frère M.-G., est chassé et renvoyé en France par l'évêque d'Utrecht pour son implication dans des affaires de mœurs avec deux jeunes filles mineures.

Au prieuré de Boulogne-Billancourt, un frère de Saint-Jean a été mis en examen en octobre 2001 pour "viol par personne ayant autorité" sur une jeune fille mineure. La victime après avoir subi de multiples pressions de la part de frères de Saint-Jean est finalement revenue sur sa déposition. Le juge a dû prononcer un non-lieu en septembre 2003.

En 2008, la Communauté Saint-Jean de Genève, en Suisse, est secouée par une série de révélations d'affaires de mœurs impliquant un frère, responsable du prieuré de Genève. Deux femmes témoignent dans la presse des agressions sexuelles qu'elles ont subies au début des années 90. Les plaintes déposées par les deux femmes ne pourront aboutir en justice en raison de la prescription des faits, bien que le frère accusé ait reconnu les faits devant le procureur...

Le 28 juin 2012, un frère devant passer devant une cour d’assises pour actes de pédophilie se suicide dans sa voiture près d’Orléans.  

En 2014, le prieuré de Bertoua (Cameroun) est fermé et rapatrié en urgence en France à la suite de plusieurs affaires de moeurs impliquant des frères de Saint-Jean et des Africains mineurs.

Etc.

 

 

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